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Entretenons la flamme de passage à Camille-Laurin

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La St-Valentin au  centre Camille -Laurin

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Visite de l’exposition Québécoises, musulmanes… et après?

Les 22 et 25 novembre derniers plus de 50 élèves du Centre Camille-Laurin se sont rendu à la bibliothèque George-Dor à Longueuil pour visiter l’exposition « Québécoises, musulmanes… et après? ». Cette exposition de photographies comporte 24 portraits de personnes musulmanes au Québec. On peut constater la grande diversité de ces personnes : leurs origines sont multiples (Algérie, Bosnie-Herzégovine, Tunisie, Russie, Syrie, Brésil etc.) leur travail sont différents, leur engagement dans la communauté et leur pratique de la religion sont aussi différente pour chaque personne.

 

L’exposition a pour but de déconstruire les préjugés sur les personnes musulmanes. Par exemple : tous les arabes ne sont pas musulmans et tous les musulmans ne sont pas arabes.

 

Les élèves étaient aussi invités à participer à une activité créative. Parmi plusieurs échantillons de couleur, les élèves ont choisi une couleur qui symbolise pour eux le Québec ou leur immigration au Québec. Ils ont écrit un mot qui résume cette idée. Les échantillons de couleur ont été collés pour former un rond multicolore. Ce rond représente la diversité de la population québécoise. Le mot «nous» est écrit en français et en arabe autour du rond. Le mot «nous» est inclusif comme devrait l’être la société québécoise d’après les principes d’interculturalisme et de pluralisme. Deux œuvres collectives ont été réalisées, encadrées et seront accrochées sur les murs du Centre Camille-Laurin.

Cette activité créative a donné lieu à une discussion autour de l’exposition et de l’expérience des élèves.

 

Voici quelques extraits du livret :

 

Le saviez-vous?

  • L’immigration musulmane au Canada débute vers 1870

  • Dans les années 1970, on estimait à 5 000 le nombre de musulmans vivant au Québec

  • En 2011, Statistique Canada établissait à 243 430 le nombre de personnes se disant musulmanes au Québec, soit 3,14 % de la population.

  • 166 590 de ces 243 430 personnes sont nées à l’étranger (71,63 %).

  • 63,37 % viennent d’Afrique (Algérie, Maroc, Égypte), 32,11 % d’Asie (Pakistan, Iran, Bangladesh, Afghanistan, Turquie), 3,52 % d’Europe, 1 % des Amériques et 0,78 % d’Océanie.

  • Entre 55 % et 60 % des personnes musulmanes au Québec n’ont jamais fréquenté une mosquée.

  • 10 % à 12 % femmes musulmanes portent le Hidjab

  • Le niveau de pratique des minorités religieuses ne serait pas plus élevé que chez les chrétiens. Environ 15 % des musulmans, participeraient au culte chaque semaine.

  • Un collectif de féministes musulmanes a vu le jour à Montréal.

  • Deux principaux courants ont marqué l’histoire de l’islam : le sunnisme (le consensus y est important et il n’y a pas de clergé) et le chiisme (clergé structuré, l’imam est un descendant de la famille du prophète Mohammed). Il existe aussi une tradition mystique qui est le soufisme.

  • Une étude faite à Montréal en 2010 et 2011 montrent que le taux de discrimination à l’embauche pour les emplois qualifiés est de 33,3 % pour les candidats dont le nom a une consonance arabe et de 30,6% pour les candidats dont le nom indique une origine latino-américaine.

  • le taux de chômage des musulmans au Québec en 2011 était de 17 % (contre 5,4% pour les natifs du Québec)

 

Comment se construisent les préjugés

  • L’influence des médias : approche souvent sensationnaliste et axée sur les événements négatifs

  • Inexpérience, méconnaissance et suspicion : plusieurs personnes ne connaissent pas de musulmans ou ne parle pas avec eux pour confronter leurs préjugés

  • Amalgame et généralisation : imaginer «la communauté» musulmane comme étant homogène

 

Histoires individuelles 

Samia Amor, née en Algérie, vit au Québec depuis 20 ans

Samia participe au dialogue féministe interreligieux Maria’M. Ce regroupement de femmes partagent le fait d’être croyantes – chrétiennes ou musulmanes – et de lutter contre le patriarcat au sein de leur religion.

 

Afnan et Arij El Korbi, nées à Montréal

Afnan, 26 ans, ne porte plus le foulard depuis quelques années. Sa petite sœur, Arij, 24 ans, oui. « Mes parents comprennent qu’on est très différentes d’eux et très différentes les unes des autres, mes sœurs et moi. Je dis toujours qu’au-delà de tout, de la religion ou du hidjab ou de nos différences, il y a l’amour.» - Arij-

 

Jooneed Khan, né à Maurice, vit au Québec depuis 50 ans

«Mon islam, tel que je le conçois, il est universel et humaniste. Alors je marche pour les peuples autochtones, pour le Congo, pour faire échec à la guerre, contre l’austérité au Québec.»