Ce journal étudiant a été créé par Patrice Tourangeau.
Il est maintenant administré par
Normand Brousseau, enseignant en informatique.

 

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Quand je serai   grande, je serai…

Voilà sur quoi je rêvassais et me questionnais lorsque j’étais petite. Maintenant, je suis grande, et j’ai toujours le même questionnement. Le temps a passé plus vite que je l’avais imaginé. Je réalise que le temps perdu ne se rattrape pas. Mes aspirations d’antan sont restées dans mon imaginaire. Un vrai gâchis pour certains, ou peut-être est-ce juste ma perception face à ma vie.

 

Maintenant, une vie dont je n’avais même pas songé faite pour moi, m’a été donnée. Je l’ai accepté, mais il m’arrive tout de même de me  fermer les yeux et d’essayer de  m’imaginer vivre une autre vie. Mais là encore les yeux fermés, c’est le néant; je ne me vois nulle part. Je me dis, peut-être est-ce parce que là où je me trouve, c’est la seule place où je devrais être?

 

 

Cette pensée me chagrine et me fait sourire en même temps. Je me dis, si c’est là que je devrais être cela voudrait-il dire que j’ai réussi ma vie? À l’inverse, si mes aspirations passées signifiaient ma réussite, alors, ai-je lamentablement échoué ma vie?

 

Du revers de ma main, je tente de chasser cette pensée de mon esprit, car je ne peux croire que la réussite ne peut résulter que d’une réussite professionnelle.

 

En regardant d’un regard attendrissant mon enfant grandir sous mes yeux, évoluer et s’enrichir de mes apprentissages et qui de surcroît me regarde à son tour avec fierté, je réalise que non, je n’ai pas lamentablement gâché ma vie, j’ai juste pris une voie différente de bien des gens, mais commune à plusieurs également.

 

Je me permets tout de même de me questionner encore, maintenant que je suis grande, outre d’être mère, je serai?

Texte écrit par une étudiante du centre qui désire conserver son anonymat.