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Un héritage empoisonné

 

Texte narratif écrit par Nathaniel Roch, un étudiant du centre

 

Il était une fois, un vieux sénile du nom de Paul-Étienne Ruel. Âgé de 92 ans, M. Ruel avait été un ancien magnat de la finance, retraité depuis plus 20 ans. Riche comme Crésus, il était pauvre de sa santé, la maladie de Parkinson avait commencé à gagner du terrain sérieusement sur celui-ci. Jean-Philippe Ruel, 32 ans, était son seul petit fils et héritier de la colossale fortune de l'empire familiale.

 

Paul-Étienne était hospitalisé depuis déjà quelques mois; il ne retournerait plus jamais chez lui. Son petit-fils, Jean-Philippe, lui rendait visite régulièrement et cette situation nouvelle déconcertait le grand-père gravement malade qui voyait le temps défiler à une vitesse folle, lui qui pensait retrouver son chez-soi afin de terminer sa vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Philippe était devenu avocat, par contre, celui-ci n'avait jamais vraiment pratiqué le droit. Il était paresseux de nature et toxicomane à ses heures. Malgré tout, ce juriste avait la fibre entrepreneuriale dans le sang. D'autre part, notre homme de loi avait une double identité : le jour, avocat et gentilhomme et la nuit, on le soupçonnait d’entretenir des liens avec le monde interlope. Jean-Philippe portait fièrement et avec noblesse chaque lettre du nom familial, et, grâce à ses grandes connaissances en droit,  il arrivait toujours à s'en sortir avec un ou deux coups d'avance. Néanmoins, un beau jour il s'emmêla les pinceaux avec un truand d'un cartel notoire, et celui-ci lui assura de lui faire payer très cher cet affront.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carlos Ortega, dit le « boxeur », avait fait ses classes à la dure. Son ascension de jeune bandit jusqu'à ce qu'il devienne un criminel notoire fut parsemée d'embuches. Contrairement à d'autres du même milieu, qui avaient atteints un certain contrôle comme lui, mais à cause d'un parent proche ou bien d'un mariage ou encore parce qu'ils sont issus d'une descendance influente, il avait eu une évolution sans grands tracas. Carlos en avait marre de tous ses bouffons qui jouaient aux gangsters. Grâce à ses informateurs, M.Ortega fut ravi de savoir qu'il avait tapé dans le mille avec ce fils de riches. Le Boxeur organisa une opération secrète de kidnapping.

 

Dès le lever, Jean-Philippe se sentait dans un état trouble, et pourtant l'avant-veille il n'avait consommé ni drogue ni alcool. Il déjeunait tranquillement avec un journal et un café. On sonna à la porte, c'était un livreur avec un colis. L'avocat lui demandait de poser la boîte sur un meuble dans l'entrée, celui-ci lui signa sa note et lui donna un pourboire. Au même moment, JP reçut un texte avec la mention « aimes-tu ton paquet? »

 

Celui-ci esquissait un sourire moqueur, quand il dévalait ses souvenirs d’une conquête qu’il avait embrasée. Tel un matador ollé! Et un autre texte apparut « cela t’apprendra pour ton insolence », ce deuxième message l’inquiéta un peu plus, car la provenance du contact lui était inconnue et ensuite les propos du second texto le laissa très perplexe.

 

Conséquemment, le jeune avocat avala de travers sa dernière gorgée de café et se dirigea vers l’entrée afin d’examiner ledit colis en question. Avec une attention particulière, il se mit à ouvrir la boîte et au même moment il comprit exactement de qui provenait le paquet. Notre homme de loi est devenu blanc comme un drap. Pris de panique, il échappa le contenant en carton sur le plancher et la tête grise du patriarche roula sur le parquet ciré. En sursaut et en sueur froide, le jeune Ruel s’éveilla brusquement et le réveille-matin passa de la table de chevet au mur en une fraction de seconde.